Visite de l'espace culturel du christianisme à Lyon
10/12/15

Le jeudi 10 décembre 2015, nous nous sommes retrouvés sur la colline de Fourvière à l'Antiquaille.

Le directeur du musée, historien lyonnais, Pierre Tricou, avait tenu à nous accueillir et nous présenter ce patrimoine. Cet espace culturel du christianisme à Lyon ECCLY, a été ouvert au public, le 2 décembre 2014. Le projet de la création d’un musée en 2003, ayant engagé un important travail de réflexion d’un conseil scientifique sous la présidence de Emile Vuisseaux, a reçu  le soutien des collectivités locales.

Accompagnés par un guide compétent pour chacun des quatre groupes de 12 à 14 visiteurs, nous avons suivi un parcours cohérent qui propose une approche de la mémoire des martyrs lyonnais et de l'histoire du christianisme depuis ses débuts jusqu’au XVIIe siècle. Chacun a tenu à tenu un propos alliant proximité compréhensive et distance critique, empathie et recul.

Notre guide rappelle la genèse de ce lieu :
Ce lieu a été celui du pouvoir à l’apogée de l’empire romain. Il avait été délaissé dans l’antiquité tardive et les restes servaient de carrière pendant que sur les pentes on cultivait la vigne ! Au XVI° siècle l’humaniste P. Sala y fit construire sa maison d’été et l’on découvrit de nombreux vestiges, d’où le nom : Lanticaille ; au siècle suivant cette maison passa aux visitandines et l’on mit au jour une cavité que la mère supérieure désigna comme le cachot de Saint Pothin. La ferveur populaire honora alors la mémoire de ce premier évêque de Lugdunum, Saint Pothin et des martyrs de l’année 177. L’hôpital, installé à la place du couvent et de haut niveau dès la fin du XIX° siècle, ayant laissé la place au début de ce XXI °siècle, il fut aménagé et ouvert un parcours d’interprétation sur l’histoire du Christianisme et en particulier ses liens avec Lyon de l’empire romain au XVI° siècle.  

C’est ainsi que l’on a suivi grâce à des séquences très pédagogiques les origines de la religion chrétienne, son installation en Gaule et surtout à Lyon, son histoire tant dans les espaces que dans ses querelles dogmatiques et ses divisions (avec place faite à la chrétienté orthodoxe), sa fécondité, en particulier médiévale et son évolution face aux questions nouvelles apportées par la Renaissance.

Dés le début de la visite, on remarque la présence d’une pièce maîtresse, « Lettre des chrétiens de Vienne et de Lyon à leurs frères d’Asie Mineure » de 177. C’est le récit composé au lendemain des évènements de la persécution des chrétiens par des témoins oculaires, rapporté presque en entier par l’historien, Eusèbe de Césarée, dans  son œuvre, Histoire ecclésiastique, paru en 323 :
«… La violence de la persécution a été telle, la fureur des païens contre les saints et les souffrances endurées par les bienheureux martyrs ont été si véhémentes que nous ne nous ne saurions les décrire complètement… »

Puis tout au long d’un périple de deux heures, nous avons traversé les salles du couvent, parfois encore ornées de belles peintures de l’âge classique, et descendu au “cachot” et à la crypte voisine : cette dernière fut ornée au XIX° siècle de splendides mosaïques par l’équipe qui travaillait à la construction de la basilique en l’honneur des martyrs chrétiens de 177, la première persécution !

La restauration n’est pas encore totale et l’on compte sur chaque donateur car l’espace n’est pas subventionné.

 J.L Coppere et M-A Michou-Saucet

Journée au Centre National de la Mémoire Arménienne à Décines
17/11/15

Journée au Centre National de la Mémoire Arménienne à Décines

Centenaire du génocide arménien (1915-2015)

Claire Ferreboeuf, aidée de Marie-Thérèse Pecceu et de Monique Rougemont, a organisé cette journée qui restera dans notre mémoire.

Le Centre National de la Mémoire Arménienne à Décines est un bloc de pierre sobre, décoré avec des lettres de l’alphabet arménien.

Tout d’abord, Claire Ferreboeuf, en tant que descendante de rescapés du génocide, a tenu à exprimer sa reconnaissance envers l’AMOPA qui a souhaité marquer le centenaire du génocide arménien - qui est, comme on le sait, le premier génocide du XXe siècle -.

Puis, nous sommes accueillis par M. Daniel Meguerditchian qui nous accompagnera tout au long de la journée. Nous sommes saisis dès notre arrivée par les photos exposées dans le hall. La souffrance du peuple arménien est là, terrible et impressionnante.

Le centre a plusieurs fonctions :

-  C’est un lieu de patrimoine où sont réunies une bibliothèque et des archives.
-  C’est un lieu de recherche sur le « fait génocidaire » en général.
-  C’est un lieu de conférences et d’informations (visites par des groupes scolaires).

 Dès 1923, les premiers réfugiés sont accueillis dans la région lyonnaise, des Arméniens mais aussi des Polonais, des Russes blancs qui permettront la reprise économique de la France après la guerre 1914-18. Décines fut la commune la plus hospitalière et la colonie arménienne y est aujourd’hui encore très nombreuse.

Les Arméniens travaillaient essentiellement dans une usine de soie artificielle dans ce quartier de Décines. En effet, des industriels lyonnais ayant besoin de main d’œuvre n’hésitaient pas à recruter du personnel dont des Arméniens, réputés pour être travailleurs, dociles et peu exigeants. Ces industriels ont développé tout un plan social pour garder leurs ouvriers : logements, soins médicaux, contrat de travail…

Les Arméniens regroupés se sont construits dans ce climat favorable et ont créé la Maison du Peuple, une église, des commerces, suivant leurs traditions qu’ils tiennent à préserver.

Sur la place de Décines, un monument rappelle avec un réalisme saisissant le drame de leurs grands parents. Inauguré le 4 juin 1972, il constitue  le premier mémorial du génocide arménien érigé en France.

 Après un repas arménien copieux et délicieux, la conférence très intéressante sur le génocide arménien nous retrace avec soin la mise en place, dès 1915, d’organisation radicale et terrifiante pour éliminer tout un peuple et qui a conduit au panturquisme. A l’heure d’aujourd’hui, le négationnisme de l’Etat turc par rapport à la reconnaissance d’un fait génocidaire avéré, est toujours un sujet d’actualité.

Claire Ferreboeuf et Michèle Antignac
Photos : Jean-Marie Pallier

  • Visite du quartier arménien

    Visite du quartier arménien

  • A l'intérieur de la maison de la culture arménienne

    A l'intérieur de la maison de la culture arménienne

  • L'église apostolique

    L'église apostolique

  • Le livre de prière

    Le livre de prière

  • Le Khatchar

    Le Khatchar

  • Le monument du génocide

    Le monument du génocide

  • Un des panneaux de l'exposition du musée

    Un des panneaux de l'exposition du musée

Une journée au Creusot et au musée de la mine de Blanzy
15/10/15

Sortie d'automne : l'épopée de la révolution industrielle sur les sites du bassin minier de Blanzy et du Creusot

A la fin de l’Ancien Régime la ville du Creusot était déjà un site industriel grâce à  des gisements de fer et charbon. Une fonderie royale pour les canons de marine fut créée en 1782 puis vint une cristallerie quatre ans après pour le travail de l’opale. En 1838 ces entreprises disparurent et la ville passa sous l’autorité de la famille Schneider qui en fit un centre métallurgique.

Cette famille picarde à l’origine devenue lorraine fit pendant tout le XIX° siècle et la moitié du siècle passé du Creusot un haut lieu de l’industrie lourde française : locomotives, machines-outils, biens d’équipement et matériels de guerre (le fameux canon de 75) sortaient de leurs usines et partaient dans le monde entier. S’ils eurent la réputation de « marchands de canons » ils furent aussi des patrons très présents pour leur personnel et la ville, sans parler de la vie politique  et culturelle française.

Les usines Schneider intégrèrent le groupe Creusot-Loire qui fit faillite en 1984. Mais le site reste actif, produisant pour General Electric, Alstom, Arcelor-Mittal, Areva, la Snecma, témoignant toujours d’un savoir faire français.

Nous avons visité le château de la Verrerie, du nom de la verrerie de la reine Marie-Antoinette, qui fut la résidence de la famille dès 1837 : une partie, le musée de l’homme et de l’industrie, présente des collections de cristaux, l’histoire de la famille et une étonnante usine miniature animée ; à côté on visite le pavillon de l’industrie, ouvert  en avant première pour nous, avec plans et maquettes de 1836 à nos jours présentant locomotives, charpentes métalliques, la maquette du fameux marteau pilon qui orne l’entrée de la ville depuis 1969, matériel militaire…On mesure aussi l’importance que les industriels attachaient à la formation des ouvriers et ingénieurs.

A la fin de la visite on peut admirer le théâtre, installé dans un ancien four de la verrerie, où l’on donnait des spectacles dans un décor style XVIII° siècle.

La matinée avait été consacrée au musée de la mine de Blanzy : les gisements de bonne qualité furent longtemps exploités et d’anciens mineurs aiment guider en souvenir du labeur passé. Nous allons ainsi de la lampisterie à la salle des machines puis entrons dans une galerie souterraine où subsiste un plateau rabot à soutènement marchant capable de fournir plusieurs tonnes par jour, dernier fleuron d’une technique qui fut longtemps plus sommaire et dangereuse. Le site a été fermé au début de ce siècle, reste la mémoire de générations de mineurs.

 Michèle Antignac et Jean-Louis Coppéré
Photos : Jean-Marie Pallier

Milly

Roulant vers le Nord, le car longe à l’ouest les Monts du Mâconnais : cela nous permet l’évocation de la figure de l’un de ses fils les plus célèbres : Alphonse de Lamartine.
Auteur bien oublié aujourd’hui, déjà décrié de son temps (Flaubert dénonçait les « embêtements bleuâtres du lyrisme poitrinaire »), il n’est plus guère lu : un de ses défenseurs, Omar Merzoug, a pu écrire que l’anathémisation de Lamartine est pour bien « des auteurs parisiens… le prélude à leur intronisation dans la carrière littéraire » !
Alphonse naît à Macon en 1790 : ses parents ont fui les agitations parisiennes de la Révolution, puis s’installent à Milly : une enfance merveilleuse coupée des études, rudes à Lyon (à la maison Pupier qualifiée de « portes de l’Enfer !), plus charmantes à Belley.
Dans de nombreux poèmes, il évoquera cette Maison Natale, en particulier dans Les Harmonies poétiques et religieuses, écrites à Florence, où il est attaché d’ambassade, et publiées en 1830.
Nous avons tous quelque part en mémoire certains vers de cette Maison Natale :
  « Il est dans ces déserts un toit rustique et sombre…. »
Quelques vers ont été lus…
Toutefois, c’est non loin de là, au château de Saint Point qu’il s’installe en 1820 après son mariage ; c’est  là aussi qu’il sera enterré.
Le propos n’était pas d’évoquer sa carrière politique (1833-1851) que l’on connait, ni les années 1851 à 1869, années « de travaux forcés littéraires », et de soucis financiers incessants : en 1860 il doit vendre Milly, ce qui fut un crève-cœur.
La visite à Milly s’impose toujours et notre cher Julien Gracq qui a fait le pèlerinage peut écrire :
« Maison de famille carrée, solidement bâtie en belle pierre du Mâconnais : une de ces propriétés de bonne bourgeoisie, en retrait sous leurs ombrages abaissés comme des cils, et qui n’aiment pas se laisser dévisager de la rue…
« C’est une maison de maître toute balzacienne… qui se moque du pigeonnier, du chenil et de la tourelle…
C’est le village qui est noble, non la maison … »

Louis Sanyas

  • Le château de la Verrerie et le four

    Le château de la Verrerie et le four

  • Maquette du Creusot avant les Schneider

    Maquette du Creusot avant les Schneider

  • Maquette au temps des Schneider

    Maquette au temps des Schneider

  • Au théâtre

    Au théâtre

  • Le musée de la mine de Blanzy

    Le musée de la mine de Blanzy

  • La lampisterie

    La lampisterie

  • La mine

    La mine

  • Le plateau rabot à soutènement marchant

    Le plateau rabot à soutènement marchant

Voyage en Pouille ou en Apulie
25/09/15

Du 18 au 25 septembre 2015

Les pays riverains de la Méditerranée ont toujours fait rêver les voyageurs et notre projet de visiter le talon de la botte italienne a séduit les amopaliens et les sympathisants. Trente-deux d’entre eux se sont donc retrouvés pour un voyage, organisé avec l’association Athéna partenaire de l’AMOPA, dans cette « péninsule dans la péninsule ». Depuis l’antiquité gréco-romaine, elle a été une terre d’accueil et d’échanges entre les peuples de la Méditerranée et les autres peuples européens : Francs, Normands, Souabes, Lombards, Angevins et Espagnols avant de devenir une zone périphérique de l’Italie. Ces civilisations ont laissé des traces qui de nos jours lui donnent une richesse patrimoniale remarquable. Ce voyage très dense et riche ne peut être relaté au jour le jour. Nous choisirons donc de privilégier une approche thématique en évoquant les églises, les châteaux, les villes et villages et la campagne apulienne.

Notre approche des églises se fera dès notre arrivée à Bari avec la basilique San Nicola et c’est la première découverte de ce style roman apulien très particulier : façades triangulaires, rosaces, absides englobées, tours au chevet, sans oublier les cryptes qui sont souvent de véritables églises souterraines. La sobriété des murs contraste avec la richesse parfois exubérante des portails et des fenêtres ornées de formes animales sculptées qui s’inscrivent en relief sur les façades. Le décor intérieur sous les doubles colonnades est plus riche en particulier dans le mobilier. Ce style nous le retrouverons au cours de notre périple dans les cathédrales et églises romanes comme Bitonto, Molfetta, Altamura. Une mention particulière pour la cathédrale de Trani se détachant sur l’esplanade qui domine la mer.
Mais nous verrons aussi d’autres églises, troglodytiques, celles-là de style byzantin et richement décorées d’icônes. Nous serons alors à Matera, immense ville blanche accrochée dans la profondeur de deux ravins (les sassi) que nous allons parcourir sous un petit crachin au fil des ruelles escarpées et qui fera souffrir nos mollets.
A Lecce, nous découvrons le baroque apulien dans toute sa splendeur, sa richesse, sa surabondance de décor jusqu’à l’écœurement parfois : fruits, fleurs, angelots... Parmi les nombreuses églises, citons la basilique de Santa Croce particulièrement représentative de ce style. Nous flânerons dans cette ville pendant une journée pour admirer les palais, les hôtels particuliers, les balcons en fer forgé et visiter le riche musée.

En pleine campagne apulienne, en parcourant les plateaux arides ou parsemés à l’infini par les champs d’oliviers, on découvre sur une colline le château que Frédéric de Hohenstaufen, empereur d’Allemagne et d’Italie à la fois, a fait ériger au XIIIe siècle : Castel Del Monte, chef d’œuvre de pureté et d’harmonie dont les proportions font penser à un plan mystérieux et savamment choisi. L’octogone de la cour qui se répète dans tous les éléments, le portail dont les proportions révèlent l’inscription du sceau de Salomon vont donner lieu à de nombreux commentaires et à des discussions intéressantes sur les nombres. Nous verrons d’autres châteaux de l’époque médiévale ou Renaissance comme celui du même Fréderic II à Trani, le château des comtes Acquaviva d’Aragona à Conversano ; le palais ducal à Martina Franca ou le fort en bord de mer à Tarente. Les villes s’ouvrent souvent par des portes monumentales comme à Martina Franca ou à Lecce.

Les vestiges romains, nous en verrons à Lecce avec l’amphithéâtre et nous admirerons dans les musées une multitude de vases grecs, vestiges de ce commerce florissant de la Méditerranée qui les produisait en grand nombre.

La Pouille, c’est aussi les villages pittoresques juchés sur des promontoires face à la mer comme Ostuni, Polignano où le bourg ancien se reflète dans la mer. La blancheur des murs, le lacis des ruelles, les vues sur la campagne alentour, tout nous enchante.

Il ne faudrait pas oublier l’attraction la plus célèbre de la région, les fameux trulli, célèbres dans le monde entier. C’est à Alberobello que nous allons les découvrir, des centaines de petites maisons rondes et blanches surmontées d’une toiture noire. Le tourisme qui s’est emparé de cette partie de la ville a transformé nombre de ces maisons en boutiques mais nous ne nous plaindrons pas de ces ruelles avenantes et fleuries qui montent vers une église, elle aussi semblable à un trullo.

Parlons des oliviers, ils façonnent le paysage en immenses étendues vertes et bleutées à perte de vue au milieu des plateaux plutôt arides. Nous avons déjeuné dans une ferme biologique qui produit de l’huile d’olive et des primeurs. Mais l’agriculture n’est pas le seul moteur économique de cette région qui s’est  beaucoup développée et qui compte nombre d’industries de pointe qui font sa prospérité.

Nous emportons dans nos bagages quelques échantillons de l’art du Carta pesta, ces petits objets en papier mâché, figurines religieuses ou profanes qui sont une spécialité de la région.

Nous avons beaucoup marché sur les dalles de pierre blanche pas toujours très confortables, dans l’atmosphère bruyante et chaleureuse des ruelles, sous la sonnerie des cloches comme pour la fête de la vierge à Altamura. Nous avons dégusté les bons plats de la cuisine locale, les poissons en particulier.

L’érudition de notre animateur culturel nous a époustouflé et nous l’en remercions. Nous avons essayé de profiter au maximum de son savoir, y sommes-nous parvenus ?

 

Jacqueline Dauphin
Photos : Jean-Marie Pallier

  • Le groupe à Lecce

    Le groupe à Lecce

  • La basilique San Nicola de Bari

    La basilique San Nicola de Bari

  • Basilique San Nicola de Bari : le ciborium

    Basilique San Nicola de Bari : le ciborium

  • La cathédrale de Trani

    La cathédrale de Trani

  • La cathédrale de Bitonto

    La cathédrale de Bitonto

  • La cathédrale de Bitonto : détail de la chaire

    La cathédrale de Bitonto : détail de la chaire

  • Matera

    Matera

  • Matera : église rupestre

    Matera : église rupestre

  • La basilique Santa Croce de Lecce

    La basilique Santa Croce de Lecce

  • Basilique Santa Croce de Lecce : détail

    Basilique Santa Croce de Lecce : détail

  • Basilique Santa Croce de Lecce : détail

    Basilique Santa Croce de Lecce : détail

  • Lecce  baroque

    Lecce baroque

  • Castel Del Monte

    Castel Del Monte

  • Tarente : le fort

    Tarente : le fort

  • Lecce : l'amphithéâtre romain

    Lecce : l'amphithéâtre romain

  • Vase grec du musée de Ruvo

    Vase grec du musée de Ruvo

  • Polignano

    Polignano

  • Les trulli d'Alberobello

    Les trulli d'Alberobello

  • Champ d'oliviers

    Champ d'oliviers

  • Musée de la carta pesta de Lecce

    Musée de la carta pesta de Lecce

Voyage en Allemagne
01/07/15

Du 27 juin au 1er juillet 2015

Ce voyage autour de Cologne était centré sur la visite exceptionnelle du centre européen d’entraînement des astronautes.

Le dimanche 27 juin, les 28 participants prennent la direction de SIEGBURG, petite ville allemande située entre Bonn et Cologne. Après un voyage agréable grâce à notre accompagnateur et ses commentaires et à la dextérité de notre chauffeur, nous arrivons à 17h. Le soir un tour de ville clôture notre première journée.

Le lundi 28 nous nous rendons à COLOGNE. Les visites de la vieille ville, de ses magnifiques quais du bord du Rhin et son musée romain occupent notre matinée.
L’après-midi, la visite guidée de la cathédrale nous enchante. Construite du XIIIème au XIXème siècle, c’est la cathédrale la plus volumineuse au monde. Ses flèches monumentales de 157 m de haut impressionnent. La couleur des pierres volcaniques et du grès, ainsi que la pollution industrielle, donnent une couleur sombre à l’ensemble. Cette cathédrale néogothique possède d’immenses vitraux de plus de 20 m de haut, elle recèle dans son chœur les reliques des 3 rois mages contenus dans des chasses réalisées en or, argent, cuivre et pierres précieuses.
Les particularités de cette cathédrale sont nombreuses : l’architecture double semblable aux poupées russes, le toit en plomb et dans l’une des tours, la plus grosse cloche du monde pesant 24 tonnes et faisant 3m20 de diamètre.
La cathédrale, bien que située près de la gare, n’a guère souffert des bombardements alliés car elle servait de repère pour guider les bombardiers.
Une visite en car de la ville termine cette agréable journée.

Le mardi  29, nous nous rendons sur le site de l’ESA (European Space Agency, Agence Spatiale Européenne).
La présentation générale de la maquette de l’ISS (station spatiale) nous impressionne.
La visite de l’ensemble des installations se fait en trois groupes sous la direction de trois collaborateurs de l’ESA, très compétents.
Nous découvrons successivement le module Colombus où sont installées la plus grande partie des expériences européennes, mais aussi permet la régulation des énergies nécessaires au fonctionnement du module (eau, électricité, système de circulation de l’air..) puis la salle des expériences dont l’une d’elle, la fusion des métaux, constitue une expérience majeure.
Ensuite visite de l’ATV, le cargo ravitailleur chargé d’approvisionner régulièrement la station en eau, gaz et équipement divers. La partie vie de la station appelée « nœud », où dorment les astronautes nous impressionne (nuit debout ou au plafond dans des cabines de la taille d’une cabine téléphonique dans des sacs de couchage).
La piscine de 25m x 15m x 10m de profond servant de lieu d’entrainement pour les sorties dans l’espace, puis EUROCOM salle de communication avec la station et le film en 3D de la station spatiale, complètent notre visite.
Le repas au self-service de l’ESA permet d’échanger nos impressions.

L’après-midi sous une température caniculaire, nous visitons BONN, ancienne capitale de l’Allemagne fédérale, avec la vieille ville, la cathédrale et la maison de Beethoven.

Le soir, petite escapade nocturne à Cologne. Celle-ci s’effectue par le train puis nous traversons à pied le célèbre pont métallique Hohenzollern, pont de chemin de fer où le trafic est le plus dense du monde. Le pont réserve aussi aux piétons la particularité de voir accroché à sa structure plus d’un million de cadenas !!
La façade illuminée de la cathédrale est admirable et pour terminer notre soirée, nous dégustons au Früh, célèbre taverne de Cologne, la bière Kölsh.

Le 30 juin, la vallée de la Moselle sera notre destination. Tout d’abord COBLENCE situé au confluent de la Moselle et du Rhin, puis COCHEN ou après la visite très intéressante d’un château moyenâgeux, nous dégustons d’agréables vins de Moselle et enfin, nous arrivons le soir à METZ lieu de notre dernière étape.

 Le 1er Juillet, nous visitons la cathédrale St Etienne de METZ construite entre le XIIIème et le XVème siècle qui possède, grâce à ses vitraux, la plus grande surface vitrée d’Europe et en particulier un très beau vitrail de Chagall.

Après un repas pris au bord de la Moselle, nous repartons pour Lyon avec, pour rester dans l’ambiance spatiale, la projection dans le car du film Gravity.

Merci à notre accompagnateur, à notre chauffeur et à tous les participants dont notre ami Gérard Hepp qui ont su donner à ce voyage très instructif une ambiance conviviale et sympathique.

 

Christiane Ferra

  • Le musée

    Le musée

  • la cathédrale et le pont

    la cathédrale et le pont

  • A l'ESA : les explications de Lionel Ferra

    A l'ESA : les explications de Lionel Ferra

  • La maquette de l'ISS

    La maquette de l'ISS

  • Un appareillage d'entraînement

    Un appareillage d'entraînement

  • l'ATV

    l'ATV

  • Le sas de l'ATV

    Le sas de l'ATV

  • Des participantes attentives

    Des participantes attentives

  • Le château de Cochen

    Le château de Cochen

Cérémonie de remise des prix départementaux
20/05/15

du mercredi 20 mai 2015

La cérémonie de la remise des prix pour les différentes actions en faveur de la jeunesse a été organisée le mercredi 20 mai au lycée du Parc à Lyon en présence de Monsieur l’Inspecteur d’Académie, des adjoints de Monsieur le Proviseur, de nombreux partenaires, du Président de la section du Rhône de l’AMOPA accompagné des membres du bureau et de plus de deux cent cinquante participants. Nous remercions vivement nos invités d’honneur pour leur active participation et le lycée du Parc pour l’excellence de son accueil.

Après les discours des personnalités présentes, la cérémonie a débuté à 14 h 30 par la remise des « Palmes de l’apprentissage ». Ce concours unique en France été créé en 2012 en partenariat avec La Chambre de Métiers et de l'Artisanat du Rhône et en collaboration avec la section du Rhône des Meilleurs Ouvriers de France.
En 2015, ce sont 4 apprentis particulièrement méritants qui ont été honorés un menuisier dans le secteur bâtiment, un carrossier dans celui des métiers de service, un sellier et une bijoutière dans le secteur fabrication.
(Téléchargez le palmarès complet et le parcours des lauréats)

La cérémonie s’est poursuivie par la remise des prix du concours de « l’enseignement technologique et professionnel ». Ce concours, départemental et national, est destiné à promouvoir l’enseignement technique, technologique et professionnel. Il récompense un travail réalisé par une classe ou un groupe d’élèves en liaison avec les besoins d’une entreprise.
Deux projets ont été retenus par la commission :

  •  l’un, au lycée Marcel Sembat de Vénissieux, conçu et réalisé par les 11 étudiants en formation BTS-CRSA, c’est-à-dire « Conception et Réalisation de Système Automatique ».
    La demande initiale émane de la société MAUSER, fabricant de fûts métalliques à Saint-Priest.  Il s’agit de la construction d’une machine automatique devant mettre en place et visser des bouchons de différents types (plastique/métallique) sur des couvercles destinés à la fermeture de fûts métalliques.
  • l’autre projet a été élaboré par les élèves de première et 30 étudiants de seconde année de BTS des sections « Design Textiles » et « Design Mode » du lycée la Martinière-Diderot. C’est une recherche au plan des explorations plastiques, en liaison avec l’entreprise MCF de Riorges dans la Loire qui possède un haut niveau de maîtrise en tricotage circulaire.

(Téléchargez le palmarès de ce concours)

Le 1er prix du concours national Gaston Vignot récompensant des élèves des sections d'arts graphiques des lycées d'enseignement technique et professionnel est ensuite remis à Elsa Bonnay du Lycée du 1er Film.

Les lauréats du Concours départemental« Nous l’Europe » ont été ensuite honorés. Ce concours met à l’honneur des actions d’établissements, qui sont des engagements de jeunes construisant avec leurs maîtres une image de l’Europe comme une vivante réalité, une maison habitée et toujours à construire et reconstruire.
Les quatre projets présentés portent sur des échanges scolaires qui ont fait appréhender par les collégiens cette dimension européenne qui se vit au quotidien. Ils s’inscrivent dans un long et patient parcours pédagogique, pilotés par des professeurs de langue française, allemande espagnole et anglaise. Ils ont engagé, au total, 230 élèves européens de la classe de 5° à celle de 3°, soutenus par des équipes pédagogiques soudées qui ont œuvré pour faire un travail ensemble. Une caractéristique forte est l’importance du rôle joué par les quatre langues vivantes, anglais, allemand, espagnol et français dans la réalisation et la rédaction des projets.
Trois Prix départementaux et un encouragement ont été attribués aux dossiers des collèges Vendôme (Lyon), Lassagne (Caluire) et Laurent Mourguet (Ecully) lui-même jumelé au Lycée La Martinière Duchère (Lyon). Des récompenses ont été remises par l’un ou l’autre de nos partenaires, aux chefs d’établissement pour les sections porteuses des projets.
(Téléchargez le palmarès et les résumés des projets)

Puis ce sont les lauréats du Concours « Défense et Illustration de la langue française » qui ont été à leur tour mis à l’honneur.
Dans une ambiance animée et souriante, le nombreux public a applaudi  les 92 élèves distingués cette année dans les trois catégories proposées : l’expression écrite, la jeune poésie, la jeune nouvelle. 52 candidats ont reçu un prix départemental, 2 ont été primés du prix spécial « Katarzyna », 3 se sont vus attribuer le prix de calligraphie et 35 ont bénéficié d’un encouragement à l’écriture. Les récompenses ont été distribuées à tous les élèves d’un même établissement appelés les uns après les autres, par ordre alphabétique en commençant par les écoles, puis les collèges et enfin les lycées. Parents, professeurs et chefs d’établissement encadraient souvent les lauréats et posaient de manière spontanée pour la photo !!! Chaque participant a reçu des mains de Monsieur l’Inspecteur d’Académie, de Monsieur le Président de la section du Rhône de l’AMOPA ou de l’un de nos partenaires, un chèque, un diplôme et un bel ouvrage de bibliothèque.  Toutes nos sincères félicitations aux élèves et à leurs enseignants et nos remerciements à tous ceux qui sont venus encourager, féliciter, accompagner et applaudir nos lauréats que nous espérons encore plus nombreux l’an prochain.
(Téléchargez le palmarès et des exemples de productions)

La cérémonie s’est terminée à 17 h autour d’un buffet, offert par le lycée du Parc, qui a permis de faire des connaissances, d’avoir de nombreux échanges intéressants avec les uns et les autres pour permettre à notre section d’améliorer ce qui déjà en place mais aussi d’innover et d’organiser d’autres concours en faveur de la jeunesse.

Cette année, nous avons eu le plaisir d’avoir un candidat sélectionné par le jury national, qui a reçu le 18 mai, sous les ors de la Sorbonne, un second prix dans la catégorie du prix Maupassant de la jeune nouvelle. Toutes nos félicitations à Nicolas Renesson et à son professeur.

Nous adressons également nos félicitations et nos remerciements à l’équipe technique du lycée du Parc pour avoir transformé en un clin d’œil la salle de réunion en espace de convivialité et assumé un service parfait. Encore merci aux personnalités présentes et à tous nos partenaires qui nous apportent leur soutien pour ces actions en faveur de la jeunesse et qui, grâce à leur générosité, ont permis de récompenser chaque lauréat.

  • Accueil par les proviseurs adjoints

    Accueil par les proviseurs adjoints

  • Allocution de Monsieur l'Inspecteur d'Académie

    Allocution de Monsieur l'Inspecteur d'Académie

  • Une partie de l'assistance

    Une partie de l'assistance

  • Trois des lauréats des palmes de l'apprentissage

    Trois des lauréats des palmes de l'apprentissage

  • Des lauréats du prix de l'enseignement technique

    Des lauréats du prix de l'enseignement technique

  • La lauréate du prix Gaston Vignot

    La lauréate du prix Gaston Vignot

  • Des lauréats du prix du concours

    Des lauréats du prix du concours "Nous l'Europe"

  • Remise du prix d'expression française

    Remise du prix d'expression française

  • Remise du prix d'expression française (suite)

    Remise du prix d'expression française (suite)

  • Remise du prix d'expression française (suite)

    Remise du prix d'expression française (suite)

  • Nicolas Renesson (2nd prix national de la jeune nouvelle)

    Nicolas Renesson (2nd prix national de la jeune nouvelle)

  • Les lauréats d'un établissement

    Les lauréats d'un établissement

Escapade à Marseille
29/03/15

Les 28 et 29 mars 2015

Il était temps de revenir à Marseille...

A l’arrivée Gare Saint Charles le maître des lieux, le MISTRAL , nous attend avec force ; notre guide aussi qui durant 48h ne nous quittera plus et nous passionnera. Notre Dame de la Garde qui domine la ville a désormais un solide concurrent : le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MUCEM). Nous descendons de notre bus devant l’hôtel de Ville du XVIIe siècle en pierre rose de la Couronne et son élégant balcon en ferronnerie pour parcourir à pied le quartier du panier, le quartier le plus ancien de Marseille, Marseille qui est une ville antique sans antiquités ! Ce quartier, en pleine réhabilitation avait été en grande partie détruit en 1943. Nous retiendrons de notre ascension la Maison Diamantée, la Montée des Accoules, la rue des Moulins, la Vieille Charité, la place de Lenche, l’Hôtel de Cabre.

Nous rejoignons le vieux port et son nouveau front de mer en s’arrêtant devant l’imposante Cathédrale de la Major en pierre verte de Florence et blanche de Calissane aussi grande que Saint Pierre de Rome.

Au pied du fort Saint Jean, le MUCEM, construit par l’architecte Rudy Ricciotti, a été terminé en 2013. De fines passerelles relient les différents bâtiments et font de ce lieu une splendide promenade. Ce Musée est consacré aux sociétés de l’espace euro méditerranéen. C’est un cube minéral enserré dans une fine résille de béton appelé J4  du nom de son emplacement initial. La Villa Méditerranée conçue par Stefano Boéri est un centre de ressources et d’échanges. C’est un bâtiment en fer à cheval qui représente une prouesse technologique.

Notre car nous emmène ensuite découvrir la spectaculaire transformation du quartier portuaire de la Joliette, l’opération Euroméditerranée a été le signal du renouveau de Marseille en 1995. Cinq cents hectares ont été rénovés : les docks, le Silo, les logements réhabilités en s’inspirant du style « le Corbusier ». En même temps que se construit une tour de 33 étages, on réalise tout un plan de circulation (tunnels, tramways), de nouveaux musées, un hôpital…
La ville est toute prête pour le label « Capitale européenne de la culture » qui sera décerné à Marseille Provence en 2013.

Nous dînons au restaurant des Arcenaulx qui avec sa librairie est une véritable institution marseillaise.

Maître Mistral nous interdit la mer le lendemain. C’est l’occasion de partir en tramway visiter le Palais Longchamp, édifice original inauguré en 1869 pour célébrer l’arrivée de l’eau de la Durance. Il abrite aussi le Musée des Beaux Arts et le Muséum d’Histoire Naturelle.
Nous rejoignons le musée d’Histoire de Marseille rénové en 2013. Nous retiendrons quelques étapes :

  • L’époque gréco romaine : les Phocéens créent Massalia 600 ans avant JC
  • César établit sa domination sur la ville sans la détruire
  • La ville connaît une belle expansion au XVe siècle et se rattache au royaume de France en 1482
  • François 1er fortifie la ville en construisant le Château d’If
  • Louis XIV lui accordera le monopole du commerce avec l’Orient. Sa population augmente. C’est l’époque de la construction de la vieille Charité, des forts Saint Jean et Saint Nicolas. La peste de 1720 décime la moitié de la population. Mais Marseille conservera un bel essor grâce au commerce
  • Elle se modernisera sous le second empire avec l’établissement d’une ligne ferroviaire, des industries de l’huile et du savon, des sucreries, de la chimie et des constructions navales
  • En 1900 Marseille compte 500 000 habitants. Elle deviendra une cité refuge pour les Arméniens, les Grecs et les Italiens.

Nous retrouvons le vieux port pour un repas en bord de mer. Nous ne nous lasserons pas de la vue imprenable. En ce week-end  des Rameaux et un jour d’élections il y a beaucoup de monde.

Il nous reste à découvrir deux monuments remarquables et emblématiques :
Nous commençons par l’abbaye de St Victor sur un site occupé par l’un des premiers monastères des Gaules, fondé au Ve siècle en l’honneur de Saint Victor. Il en reste une basilique fortifiée par Vauban. On y a retrouvé de nombreux sarcophages antiques païens et chrétiens.
Après avoir dégusté au passage quelques douceurs marseillaises, « les navettes », nous grimpons en car par une partie de la corniche jusqu’à la « Bonne Mère ». Depuis ce piton calcaire de 157m, nous apercevons les plages du Prado, des Catalans, les îles du Frioul, le Château d’If, la chaîne de l’Estaque.
La Basilique de Notre Dame de la Garde a été construite en 1853. Elle est de style romano byzantin et surmontée d’une vierge étincelante de 10m de haut.

Il nous restera une heure trente cinq minutes pour rejoindre Lyon.  Il faudrait un deuxième séjour pour découvrir encore davantage cette ville…

Michèle Antignac

  • Le groupe au Mucem

    Le groupe au Mucem

  • Vieille rue du quartier du Panier

    Vieille rue du quartier du Panier

  •  Quartier du Panier - Vieille rue

    Quartier du Panier - Vieille rue

  • Le Mucem

    Le Mucem

  • La terrasse du Mucem

    La terrasse du Mucem

  •  Le Mucem vu du fort St Jean

    Le Mucem vu du fort St Jean

  • Au Musée des civilisations

    Au Musée des civilisations

  • Au restaurant-librairie

    Au restaurant-librairie

  • Le vieux-port depuis St-Victor

    Le vieux-port depuis St-Victor

  • La Bonne Mère

    La Bonne Mère

Assemblée Générale de la Section
21/03/15

Compte rendu de l’AG du samedi 21 mars 2015
au Lycée du Parc, Lyon 6e

M. Pascal CHARPENTIER, Proviseur du Lycée du Parc, nous a présenté son établissement scolaire construit entre 1898 et 1914 en nous commentant les diverses étapes de l'occupation et du développement de ce lycée jusqu'en 2014.

Le Président Yves QUINTEAU remercie chaleureusement M. CHARPENTIER d'avoir mis à notre disposition ce lycée illustre classé parmi les meilleurs établissements scolaires en France. Il évoque ensuite le fonctionnement et la politique de la section (réunions mensuelles, le fonctionnement des commissions, les liens avec les instances territoriales, le partenariat…) et rappelle à l'assemblée la création du site internet section du Rhône www.amopa69.fr. Enfin, le président propose une minute de silence en citant les noms des amopaliens décédés au cours de l'exercice 2014.

Gérard BOUCHET, Secrétaire général, commente et récapitule en les illustrant par un diaporama, les activités de l'année écoulée.

Activités à destination des adhérents :
Cérémonie des vœux du nouvel an, réunion de remise de décoration pour les nouveaux nommés en 2014 à l'Inspection d'Académie du Rhône, organisation de deux voyages, de cinq conférences, de trois concerts, du cinquantième anniversaire de la création de la section.

Activités en faveur de la jeunesse:

  • Concours : « Défense et Illustration de la Langue Française », coordinatrice Jacqueline Dauphin - En 2014 sur le plan départemental, 3 écoles primaires, 12 collèges et 1 lycée ont été récompensés.
  • Concours : « Nous, l’Europe », coordinatrice Marie-Annie Michou -Saucet - Le Rhône a primé en 2014 trois collèges et deux collégiens.
  • Les Palmes de l'Apprentissage, coordinateur Jean-Marie Pallier - Organisé conjointement par l’AMOPA du Rhône, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Rhône avec le soutien de la section des Meilleurs Ouvriers de France du Rhône, ce concours s’adresse aux apprentis dont trois d'entre eux ont été récompensés en 2014.
  • Bourses à des étudiants de l’Enseignement supérieur, coordinatrice Christiane Ferra - En 2014, douze bourses ont été accordées et attribuées.
  • Concours AMOPA pour les Jeunes en Formation Technologique et Professionnelle - Le Prix départemental 2014 a été attribué au Lycée La Martinière – Diderot.
  • Francophonie, coordonateur Gérard Hepp.

Cérémonie de remise des prix départementaux : le 21 mai, organisée dans les salons de l’Hôtel du Département et en présence de Mme Danièle CHUZEVILLE, présidente du Conseil Général.

Cérémonie de remise des prix au Rectorat : le 10 juillet, les meilleurs lauréats ont été invités par Mme Françoise MOULIN-CIVIL, Rectrice de l’Académie de Lyon, Chancelière des Universités.

Rapport financier:
Danièle ANRÈS, Trésorière, détaille le compte financier au 31 décembre 2014, sous la forme de trois rubriques : dépenses, recettes et trésorerie (détails sur LT d'été 2015). Les vérificateurs aux comptes valident sans restriction les comptes 2014.

Renouvellement des vérificateurs aux comptes :
Mme Noëlle VALIN et M. Jean-Pierre BESSARD ont été désignés en qualité de Vérificateurs aux comptes pour 2015.

Présentation des rapports de stage :
Présentation de l'Association XUAN par Mlle Vu Hai Bang, étudiante vietnamienne, à laquelle nous avons attribué une bourse pour poursuivre à Lyon des études de français.

Anne-Lucie BONFILS, étudiante à l'ISARA Lyon, retenue par son activité professionnelle, nous avons visionné le diaporama résumant son stage de six mois au sein de l'entreprise MAROU à HÔ-Chi-Minh-Ville (Vietnam).

Mélanie PADEY, étudiante à l’IUT Lyon 1, département Informatique, nous a ensuite présenté le stage qu’elle a effectué au sein de l’entreprise VN-Team (Poussières de vie) au Vietnam et nous a fait revivre l’expérience enrichissante acquise.

Allocution des personnalités:
M. Jean-Pierre BIOT, Trésorier national, Président d'honneur de la section AMOPA du Rhône, représentant aujourd'hui M. Michel BERTHET, Président national : «Tout d'abord, je tiens à vous féliciter pour cette Assemblée générale et à remercier les organisateurs... ».

Remise des insignes d'Officier dans l'Ordre des Palmes académiques à Mme Madeleine BASMADJIAN, éloge prononcé par Jean-Pierre BIOT (Commandeur), en présence de sa famille et des ses amis.

L'assemblée générale s'est poursuivie autour d'un déjeuner préparé par la Maison PAILLASSON (partenaire de l'AMOPA - Rhône). Tous  ont apprécié ce moment de convivialité et ont applaudi David PAILLASSON et son équipe pour son excellente prestation.

Enfin, cette journée s’est terminée en musique ; des élèves du Lycée du Parc, une chanteuse et des musiciens, dirigés par leur chef, M.GUERRE-CHALEY, nous ont offert un concert de qualité autour d’un répertoire varié. Nous les remercions tous vivement de nous avoir consacré ce temps, un samedi après midi, durant une période d’examen.

Gérard Bouchet, le 11 mai 2015

  • Ouverture de l'AG

    Ouverture de l'AG

  • L'assistance

    L'assistance

  • Présentation du rapport d'activités

    Présentation du rapport d'activités

  • Une boursière

    Une boursière

  • Remise de décoration

    Remise de décoration

  • La table d'honneur

    La table d'honneur

  • Une entrée de circonstance

    Une entrée de circonstance

  • Les convives

    Les convives

  • Le concert

    Le concert

  • La cour d'honneur du lycée

    La cour d'honneur du lycée

Partir, vivre et travailler à bord de la station spatiale
16/03/15

Conférence de Lionel Ferra
le lundi 16 mars 2015 à l'ESPE de l'académie de Lyon

Le conférencier : Lionel FERRA a satisfait à travers ses études sa passion pour l’espace en se formant dans deux écoles : à SUPELEC pour être ingénieur spécialisé en automatisme et à la TECHNISCHE UNIVERSITÄT de Darmstadt spécialisée en technologie des transports spatiaux.

Après un passage professionnel chez EADS,  il intègre l’ESA (Agence Spatiale Européenne) de Cologne comme instructeur d’astronautes et manager des documents de bord de l’ISS (Station Spatiale Internationale).

L’Agence spatiale européenne : L’ESA, avec 2250 personnes et un budget de 4,4 milliards d’euros a plusieurs mandats :

  • la construction de satellites scientifiques
  • les observations du soleil et de la terre
  • le financement des programmes scientifiques et du vol spatial habité

La Station Spatiale de 110 m x 80 m (taille d’un terrain de foot) est, avec ses différents modules, une construction complexe qui s’est étalée de 1998 à 2011. Elle a coûté 100 milliards de dollars et occasionné 159 sorties d’astronautes dans l’espace.

Le conférencier  évoque ensuite le déroulement d’une mission à bord de cette station.

 Être astronaute : C’est par une sélection sévère, et après 4 ans de formations diverses et denses (survie, apesanteur, pannes, robotique, cours, évaluations…) que le sélectionné peut enfin intégrer le cosmodrome de Baïkonour puis la station spatiale internationale (ISS)

 A Baïkonour, sur la base de lancement, c’est le lanceur, la fusée Soyouz de 310 tonnes et de 50m de haut avec ses 3 étages, qui va mettre en orbite le vaisseau des cosmonautes afin de rejoindre l’ISS. Lors de l’arrimage, c’est l’équipe résidant dans la station qui gère l’arrivée de l’autre équipage. L’ISS, véritable observatoire, tourne à 400km autour de la terre à la vitesse de 28 000km/h.

 La journée à bord est dictée par un emploi du temps strict et bien chargé : expériences sur la physique des matériaux, sur des échantillons biologiques, sur les cosmonautes eux-mêmes et  des observations diverses.
Tout est planifié y compris les 2 heures de sport par jour. La nourriture à bord est en conserve, lyophilisée et thermo stabilisée et 85% de l’eau usée est recyclée.
La station est complexe et le stockage des équipements pose problème !

 Après 6 mois dans la station l’équipage de 3 cosmonautes va redescendre sur terre. Le voyage retour, à bord du vaisseau Soyouz, va durer 3h30. Mais auparavant le calcul de la trajectoire de retour a été préparé au sol. A bord de la station, toutes les procédures et la chronologie précise des opérations sont révisées. Le vaisseau Soyouz doit reprendre une orbite située sous celle de la station. Le désarrimage est commandé depuis le sol, celui-ci s’effectue à une vitesse de 15 cm/s pour permettre au vaisseau de s’éloigner en douceur de l’ISS. L’équipage est en contact permanent avec le sol car il va falloir décélérer le vaisseau pour préparer sa rentrée dans l’atmosphère. L’opération de désorbitage est primordiale, la vitesse approche les 120m/s. Bientôt la capsule va se séparer du vaisseau. Au bout de 6 à 7 minutes et à 35 km de la terre, l’équipage subit une pression de 4G. A 10 km de la terre la vitesse est de 2 m/s, un parachute s’ouvre. A ce moment le système de pilotage est complètement automatique. Cette capsule de 200 kg file à la vitesse du son à travers l’atmosphère et elle se comporte comme une balançoire. A 8,5 km le 2ème parachute de frein se déploie et la vitesse n’est plus que de 22 km/h. La capsule évacue alors ses réserves d’oxygène et de carburant afin d’éviter le risque d’explosion lors du contact avec le sol. La vitesse décroît et n’est plus que de 5 km/h. L’équipage se prépare au contact avec le sol.
C’est alors l’atterrissage au Kazakhstan et tous les moyens sont déployés pour récupérer les 3 cosmonautes. Ceux-ci sont recueillis et dirigés vers Houston où ils réaliseront la phase de réhabilitation et subiront différents examens.

Enfin, durant 6 mois, l’équipage va présenter cette mission en parcourant l’Europe, Moscou, le Canada, le Japon…

 A la fin de la conférence nous avons profité d’un moment unique : le message amical transmis directement à la salle par Samantha Cristoforetti, cosmonaute, depuis la station spatiale.

Nous n’aurions pu rêver d’une meilleure plongée dans l’espace !

 Christiane Ferra

  • La station spatiale

    La station spatiale

  • Dans l'ISS

    Dans l'ISS

  • Samantha mène des expériences

    Samantha mène des expériences

  • La nourriture à bord

    La nourriture à bord

  • Recyclage des eaux usées

    Recyclage des eaux usées

  • Les capsules en attente sous l'ISS

    Les capsules en attente sous l'ISS

  • L'auditoire

    L'auditoire

Concert à l'auditorium
07/03/15

A l'auditorium Maurice Ravel de Lyon, le dimanche 7 mars 2015
Soirée Brahms 2

Orchestre National de Lyon
Direction Leonard Slatkin

Programme

Cindy McTee Einstein’s Dream

Sergueï Prokofiev Concerto pour piano n° 3

Johannes Brahms Symphonie n° 2, en ré majeur, op. 73

Interprètes :

Denis Matsuev, piano

Libéré de ses doutes par le succès de la Première Symphonie et encouragé par le cadre idyllique d’un lac de Carinthie, Brahms compose en quatre mois la Deuxième, l’une de ses œuvres les plus souriantes. La valse et son ancêtre rustique, le ländler, affleurent régulièrement et participent du caractère profondément viennois de l’œuvre.

Dans Einstein’s Dream (Le Rêve d’Einstein), Cindy McTee traduit la quête du physicien en explorant l’interaction entre la machine inerte (une bande enregistrée) et la vie d’un orchestre aux sonorités oniriques ; elle rappelle au passage que, pour Einstein comme pour ses modèles Pythagore et Bach, art et science étaient le prolongement l’un de l’autre.

Chef-d’œuvre absolu du répertoire concertant, le Troisième Concerto de Prokofiev est d’une virtuosité vertigineuse et ne s’offre pas au premier pianiste venu. La gaîté scintillante des mouvements extérieurs se gorge de poésie dans l’Andantino central, une sorte de marche malicieuse et déglinguée d’une beauté captivante.


   

Une journée à l'Institut Lumière
26/02/15

le jeudi 26 février 2015

Le Musée et le Château

Une trentaine d’amopaliens se sont retrouvés pour une visite guidée du Musée Lumière, et d’abord admirer le beau décor Art Nouveau de la demeure « Le Château » qu’Antoine Lumière fit construire en 1902 et qu‘il habita avec son épouse Jeanne Joséphine jusqu’en 1911 : mosaïques en céramique, lustre de Murano, grand escalier en bois sculpté, cheminées en marbre sculptées…

Tout au long de la visite groupe s’est intéressé aux découvertes et inventions de Louis et Auguste  Lumière :

- évolution des techniques de mise au point de la plaque photographique : «  plaque étiquette bleue » qui fit la fortune des Lumière, parce qu’elle était prête à être utilisée
- invention du cinéma avec l’apparition du cinématographe et de ses perfectionnements. Le premier appareil de 1895 a été suivi par beaucoup d’autres.
- invention de la plaque autochrome, procédé de photographie en couleur- plus de deux cents brevets d’invention déposés. Auguste a été le correspondant de l’Académie de Médecine et l’inventeur du « Tulle gras », compresse non adhérente permettant de soigner les brûlures. Louis a été reçu à l’Académie des Sciences en 1919 et a mis au point une prothèse de la main, sorte de pince articulée à fixer à la place du membre amputé. Ces inventions trouveront vite leur application avec la première guerre mondiale. Et n’oublions pas que les Lumière sont avant tout des industriels. Une maquette du musée représente les usines où sont fabriquées les plaques, papiers, pellicules photos, films radiologiques, produits chimiques.

Leur invention majeure reste celle du cinématographe. La première projection payante publique a eu lieu au Grand Café de Paris le 28 décembre 1895. Grâce au cinématographe, Louis Lumière pouvait enregistrer le mouvement et projeter des images animées sur un écran. D’autres innovations, comme celle de Thomas EDISON, allaient permettre de faire évoluer les techniques : la pellicule perforée de 35 mm du Kinétoscope d’Edison fait avancer le film de façon régulière pour mieux restituer le mouvement.

Mais la grande révolution a été celle que les frères Lumière vont provoquer en envoyant dans le monde entier des opérateurs, qu’ils avaient auparavant formés, pour filmer et projeter ce qu’on va appeler les « Vues Lumière » : paysages, scènes de la vie quotidienne, spectacle du monde à la portée de tous. Avec ce nouveau regard la société va pouvoir changer.

Des usines Lumière, un vestige est conservé : il s’agit du hangar, premier décor de l’histoire du cinéma puisqu’il apparaît en arrière-plan du premier film des Lumière. Aujourd’hui le hangar fait partie du cinéma « Lumière ». C’est là que les amopaliens vont pouvoir assister, après un déjeuner convivial, à la conférence de Fabrice Calzetonni sur un des grands réalisateurs du cinéma : Milos Forman.

Conférence de Fabrice Calzetonni : Miloš Forman

Miloš Forman est né en 1932 à Čáslav en Tchécoslovaquie et devient orphelin après la déportation et la mort de ses parents à Auschwitz. Élevé par le reste de sa famille avec ses frères, il a suivi l’École de cinéma de Prague, la FAMU . Il a été une grande figure du cinéma tchèque avant de fuir son pays à la répression du Printemps de Prague qui l’oblige à émigrer d’abord à Paris puis, très vite, aux États-Unis où il devient professeur de cinéma. Il est naturalisé américain en 1977.
Ce double traumatisme de l’enfance : barbarie nazie et perte de ses parents, et d’adulte : suppression des libertés par un pouvoir autoritaire, marque son cinéma.
Fabrice Calzetonni, à travers des extraits de film particulièrement bien choisis, va nous le démontrer. Déjà en 1963 dans «  L’As de Pique » il filme l’ambiance d’une petite ville tchèque et montre la rébellion de la jeunesse contre une société trop fermée. Le sujet est repris en 1965 dans « Les Amours d’une blonde »  où le système socialiste apparaît dans toute sa stupidité face à la réalité delà jeunesse. Dans «  Au feu les pompiers ! » l’action se situe cette fois aux États-Unis. Une adolescente veut devenir chanteuse et intègre une communauté de Hippies. Elle va se heurter à ses parents, petits bourgeois américains et à leur monde très conventionnel. En 1975 il réalise «  Vol au dessus d’un nid de coucou » et reçoit la consécration internationale avec l’Oscar du meilleur réalisateur, il récidivera en 1985 avec « Amadeus »

Dans «  Vol au dessus d’un nid de coucou » c’est Randle Patrick McMurphy qui, pour échapper à la prison se retrouve dans un hôpital psychiatrique. Le malade va s’opposer à une infirmière sadique et tyrannique Miss Ratched. L’individu, une nouvelle fois est face à un système oppressant et totalitaire.
Dans « Amadeus », film sur la relation Mozart - Salieri, c’est l’artiste qui est détruit par la médiocrité des hommes de pouvoir et les conservatismes.

D’autres extraits de films sont projetés avec le même enthousiasme et la même curiosité.
« Hair »en 1979 nous montre un héros prêt à servir son pays au Vietnam mais arrivé à New York il va faire l’expérience de la liberté et de la drogue au sein d’un groupe de Hippies. Il finit par renoncer à ses premières certitudes.
« Valmont » en 1989 n’a pas un grand succès auprès du public mais « Larry Flynt» en 1996, sur la vie d’un magnat de la presse pornographique, reçoit l’Ours d’Or à Berlin et « Man of the Moon » l’Ours d’argent de la meilleure réalisation.
C’est ce film qui sera projeté à l’issue de la conférence. Jim Carrey y joue le rôle d’Andy Kaufman, comique célèbre pour son humour insolent, décalé et dévastateur puisqu’il finira par provoquer d’énormes scandales.
En 2005, avec son film « les fantômes de Goya » c’est la vie du peintre qui sera évoquée

 Enfin n’oublions pas de mentionner que c’est à Lyon que Miloš Forman a reçu en 2010 le Prix Lumière pour l’ensemble de sa carrière.

 

Jacques Benkemoun et Jacqueline Dauphin

  • Le château

    Le château

  • Les Frères Lumière

    Les Frères Lumière

  • Le groupe d'amopaliens

    Le groupe d'amopaliens

  • La collection d'appareils photos

    La collection d'appareils photos

  • La plaque étiquette bleue

    La plaque étiquette bleue

  • Une partie du panoramique circulaire du Vieux Port

    Une partie du panoramique circulaire du Vieux Port

  • Maquette des usines Lumière

    Maquette des usines Lumière

  • Le hangar du 1er film

    Le hangar du 1er film

Remise des insignes de Chevalier dans l'ordre des Palmes académiques
04/02/15

le mercredi 4 février 2015
à la direction des services départementaux de l’éducation nationale du Rhône

Cet évènement est destiné à mettre à l’honneur les personnes du département du Rhône distinguées dans l’Ordre des Palmes académiques lors des promotions du 1er janvier et du 14 juillet 2014. Les insignes de Chevalier leur ont été remis et une information sur la finalité de l'Association des Membres des Palmes Académiques leur a été faite.

La cérémonie s'est déroulée devant une assemblée de quatre-vingts personnes, en présence de Monsieur Jean-Christophe Bidet - Inspecteur d'Académie, Directeur Académique des Services de l'Éducation Nationale (I.A., DASEN), de Monsieur Jean-Marie Kroslicki , Inspecteur d'Académie, Directeur Académique adjoint et de Monsieur Marc Chaux, Secrétaire général de l'Inspection académique du Rhône.

Madame Françoise Moulin-Civil, Rectrice de l’Académie de Lyon, Chancelière des Universités, s'étant excusée - retenue par des obligations attachées à sa charge - c’est Monsieur Jean-Marie Kroslicki qui a ouvert cette cérémonie en rappelant l'importance de l’école au sein de notre société : ses valeurs, ses objectifs, les engagements et la formation des professeurs.

 Le Président Yves Quinteau a présenté l'AMOPA - section du Rhône forte d'un effectif de plus de cinq cent membres, a évoqué les actions menées auprès des adhérents et des actions engagées en faveur de la jeunesse :

  • des concours : Défense et illustration de la langue française, Nous l'Europe, les jeunes en formation technologique et professionnelle, les Palmes de l'Apprentissage
  • des bourses accordées à des étudiants de l'enseignement supérieur
  • de la Francophonie,

a rappelé le soutien permanent de M. Jean-Louis Baglan à l'AMOPA et lui a souhaité une pleine réussite dans ses nouvelles fonctions de Vice-recteur en Polynésie.

Cette manifestation amicale s’est terminée par un cocktail, apprécié de tous.

 Gérard Bouchet

En savoir plus :
http://www.ia69.ac-lyon.fr/?module=news&action=ViewDetail&newsParam%5Bcmpref%5D=637846&lang=fr

  • Ouverture de la cérémonie

    Ouverture de la cérémonie

  • L'assistance

    L'assistance

  • Les récipiendaires

    Les récipiendaires

Visite de l'ancienne usine des eaux de Caluire
29/01/15

Visite de l'ancienne usine des eaux de Saint-Clair, le jeudi 29 janvier 2015

Nous étions 22 amopaliens à affronter froid et pluie pour visiter un ensemble exceptionnel du patrimoine industriel de Lyon : l'ancienne usine des eaux, 2 avenue de Poumeyrol à Caluire.

M. Bernard Roger-Dalbert, maire de Caluire jusqu'en 1995, avait tenu à se joindre à nous : c'est lui qui a œuvré pour faire classer ce patrimoine à l'inventaire des monuments historiques.

Nous sommes reçus par M. Marais membre de l'Association créée en 2003 : « L'eau à Lyon et la Pompe de Cornouailles ».
Cette association prépare un parcours dans Lyon pour faire découvrir tous les points névralgiques concernant l'eau depuis les Romains.

Nous découvrons d'abord des bâtiments néo-classiques construits sous le Second Empire. Sur le perron du bâtiment principal deux lions majestueux en...résine nous rappellent l'histoire des quatre lions en bronze du pont de la Feuillée où ils étaient censés jadis tenir les haubans. Aujourd'hui 2 de ces lions ornent le stade de Gerland, un autre est parti à Montréal (cadeau de Michel Noir) et le dernier est installé place Christophe Colomb à Caluire.

HISTOIRE DE L’EAU A LYON
Nous assistons tout d'abord à la projection d'un  film réalisé par Véolia :
Les Romains feront de Lugdunum, fondée en 43 avant JC, une grande ville romaine. Quatre aqueducs seront construits le premier dans les Monts d'Or, puis ceux de l'Yzeron, de la Brévenne et celui du Gier. Ces aqueducs utilisent pour traverser diverses vallées la technique du siphon inversé : on estime que 45 000 m3 d'eau par jour pouvaient être fournis pour les fontaines, certaines maisons et les thermes de la capitale des Gaules. Il est assuré qu'à partir du IV ème siècle la décadence s'accélère, la ville haute désertée, les aqueducs perdront leur raison d'être et sont pillés : plomb et pierres. Il faudra attendre la fin du 19eme siècle pour retrouver une telle fourniture d'eau dans notre ville. Les Lyonnais devront se contenter d'eau de source, de puits et de l'eau des rivières.

A la Renaissance les Lyonnais pouvaient utiliser au mieux! 4l d'eau par jour !

Ce n'est qu'à la fin du 19eme siècle grâce à l'industrie métallurgique, aux études de Pasteur et du principe de Bernouilli (les bases de la dynamique des fluides) que les Lyonnais auront de l'eau.

Aristide Dumont, hydraulicien, propose d'alimenter la ville avec des eaux du Rhône filtrées et élevées par des pompes. La Compagnie Générale des Eaux, créée en 1853, fournira progressivement dans un délai de 4 ans de l'eau dans tous les quartiers sous forme de bornes-fontaines et de pompes d'arrosage.

Enfin en 1856, trois machines dites pompes de Cornouailles sont commandées aux usines Schneider du Creusot ainsi que six chaudières à vapeur. Ces pompes s'inspirent des pompes utilisées dans les mines d'étain de Cornouailles (en Grande-Bretagne) d'où leur nom.

LA VISITE
Elle commence avec l'examen de la maquette des installations du site dans la période 1855-1914 : réservoirs, bâtiments des pompes et des chaudières, Puis nous découvrons la seule pompe de Cornouailles qui subsiste en France : elle mesure 22m de hauteur, a un balancier simple qui pèse 35 tonnes et un cylindre de vapeur de 2,60 m de diamètre : elle est capable en « haut service » de refouler 360m3 d'eau/heure à 10 bars de pression sur une dénivellation de plus de 80 mètres vers les collines de la Croix-Rousse, puis de Fourvière.

Notre guide nous conduit ensuite dans un souterrain où par un escalier on atteint un trottoir en encorbellement qui permet de surplomber une « cathédrale engloutie » dominant ainsi les 4 000 m2 des bassins filtrants qui subsistent encore : ils ont cessé d'être utilisés depuis 1976, Le Rhône les alimente toujours cependant.

Visite très instructive : nous espérons que l'Association L'EAU à LYON pourra longtemps encore poursuivre sa mission dans notre ville.

 Michèle Antignac et Louis Sanyas

  • Maquette de l'usine

    Maquette de l'usine

  • Le cylindre

    Le cylindre

  • Le groupe d'amopaliens

    Le groupe d'amopaliens

Idoménée à l'opéra
27/01/15

Idoménée, rè di Creta de W.A. Mozart à l'opéra de Lyon
Dramma per musica en trois actes, 1781
Le mardi 27 janvier 2015

Livret de Giovanni Battista Varesco
Orchestre et les chœurs de l’Opéra de Lyon dirigés par Gérard Korsten
Mise en scène de Martin Kusej avec Lothar Odinius, Kate Aldrich
En coproduction avec le Royal Opera House de Londres

Idoménée : Lothar Odinius
Idamante : Kate Aldrich
Ilia : Elena Galitskaya
Electre : Ingela Brimberg
Arbace : Julien Behr
La Voix de Neptune : Lukas Jakobski

Direction musicale : Gérard Korsten
Collaboration artistique à la mise en scène : Herbert Stöger

Dramaturgie : Olaf Schmitt
Décors : Annette Murschetz
Costumes : Heide Kastler
Lumières : Reinhard Traub
Chef des Choeurs : Philip White
Orchestre, Choeurs et Maîtrise de l’Opéra de Lyon


   

Concert à l'auditorium
17/01/15

Concert à l'auditorium Maurice Ravel de Lyon, le samedi 17 janvier 2015
Soirée Strauss

Orchestre National de Lyon
Direction Leonard Slatkin

Programme

Richard Strauss Concerto pour hautbois en ré majeur

Richard Strauss Quatre Derniers Lieder

Richard Strauss Symphonie alpestre

Interprètes :

Malin Byström, soprano

Jérôme Guichard, hautbois


   

Vœux 2015 et remise de décoration
06/01/15

À Ethic Etapes - CISL - Lyon (www.cis-lyon.com), le mercredi 7 janvier 2015

L’objectif est de rassembler, les anciens et les nouveaux en privilégiant celles et ceux qui ne peuvent pas suivre, régulièrement, nos autres activités organisées en dehors de Lyon. Cet événement est apprécié par les participants et ces derniers souhaitent que dans l’avenir d’autres occasions soient mises en place pour conforter les liens de rencontres et d’échanger entre amopaliens. Depuis quatre ans, cette cérémonie se déroule dans une grande salle, mise gracieusement à notre disposition par M. Yves FRANQUELIN, Directeur, que nous remercions chaleureusement pour son aimable accueil et sa gentillesse.

Cette année deux évènements s’associaient, les vœux de nouvel an - Galette des rois et la remise des insignes d’Officier dans l’ordre des Palmes académiques à notre secrétaire Jacqueline ABBAL-LOISY, chargée de la rédaction de la Lettre Trimestrielle. Dans son allocution, Jean-Pierre BIOT, Président d’honneur de la section, a retracé avec humour le parcours professionnel de Jacqueline.
Ensuite, pendant quarante minutes, le secrétaire général projeta un diaporama sur le 50e anniversaire de la création de la section du Rhône célébré le 22 novembre 2014 à l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation, retraçant les actions menées par l’AMOPA du Rhône.
Enfin, tous les participants se regroupèrent autour d’un savoureux cocktail offert par Jacqueline au cours duquel les adhérents purent déguster la traditionnelle galette des rois.

Pour cet agréable après-midi, nous remercions tout le personnel du CISL qui a contribué à un moment de convivialité apprécié de tous.

Gérard Bouchet

  • Une partie de l'assistance

    Une partie de l'assistance

  • Remise des insignes d'officier à J. Abbal-Loisy

    Remise des insignes d'officier à J. Abbal-Loisy

  • La galette

    La galette